Karneval RPG

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 La Beauté est dans l'Œil de Celui qui la regarde.

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MessageSujet: La Beauté est dans l'Œil de Celui qui la regarde.   Mar 9 Juil - 21:11



Ses fins cheveux blancs collaient à sa nuque et à son crâne comme une étouffante et épaisse couverture. Elle avait l'impression que des litres de sueurs les imbibaient, et qu'ils formaient une masse spongieuse sur son dos fragile. Des gouttes de sueurs perlait sur son front, et elle les essuyaient machinalement, d'un geste las. Sa peau était moite et luisante, son souffle fatigué, et elle se sentait comme un poisson dans un bain d'eau tiède. Situation intolérable.

Elle n'avait plus grand chose sur elle. Pas d'argent, ni même à manger... Certes certes, la monnaie, elle aurait pu la créer. Mais quelques défauts physique¹ nuisaient à cette contrebande. Donc, à défaut de créer de l'argent, autant en obtenir autrement. Et c'était avec une allure d'enfant affamée, des cheveux courts, des yeux brillants de larmes et de souffrance, des cicatrices mal dissimulé et des vêtements en lambeau qu'elle tendait la main aux passants pour qu'ils y déposent ce qu'il y avait dans leurs portes-monnaies.  

Elle entendait sans mal les murmurent des gens trop biens. Qu'ils parlent, qu'ils causent, mais bon, foncièrement, ça ne la gênait pas, de faire la manche. C'est toujours mieux que de servir d'apéritif à de beaux messieurs, bien vêtus bien parfumés, qui eux ne se gênaient pas plus pour se servir à poignée pleine et ne payer que le minimum même si le voyage au septième ciel avait été d'une qualité toute professionnelle.

Ses vêtements toujours impeccablement blanc (a faire douter de sa situation actuelle), Miel quitta son apparence famélique et repris son errance dans les rues de Karasna². Elle ne savait pas trop ce qu'elle faisait dans cette ville, mais elle l'aimait bien, le vol y étant relativement simple, la nourriture n'en était que plus facile à obtenir. Si on exceptait la canicule, la demoiselle aurait appréciée les lieux. Actuellement, elle se disait qu'il lui faudrait bientôt partir. Un jour, sous peu,  vers un coin plus agréable. Se lancer dans une activité rentable, tient ? Ça aurait un côté pratique, que de pouvoir obtenir de l'argent sans avoir à le demander... Parce que ça n'était bien sûr pas ce qu'elle faisait.

Toujours éclatante de blancheur, elle ne faisait presque pas tache dans ces jolis quartiers. Damoiselle Javel³ regardait autour d'elle avec une certaine hésitation. Elle n'était pas à proprement parler dans un lieu qu'elle aimait fréquenter, les ventes se faisant en boutique et non-plus sur des étals, les vols n'étaient plus chose possible. Enfin, si, mais ils auraient pu alerter la police, et Miel souhaitait se frotter à elle le moins possible. Elle n'était pas recherché, Circus devait même ignorer totalement son existence, mais... C'est comme avec le feu, mieux valait éviter de jouer avec.

Malgré une certaine hésitation entre découvrir ce nouveau quartier ou rebrousser chemin vers ceux qu'elle connaissait, elle choisit l'exploration. De toute façon, elle n'avait nul part où crécher, alors autant se laisser entraîner par les courants. Avec un certain espoir, elle regarda dans les jolis vitrines, mais il n'y avait que des choses inutiles. Ses yeux survolèrent les robes à lourdes dentelles, les beaux costumes, les toiles peintes, les meubles vernis, et tout ces multiples étalages qui ne servait à rien. Elle eut un soupir. C'était ridicule. Cette opulence, cette inutilité, qui côtoyait une pauvreté quasi-totale... Pathétique.

C'est au détour d'une rue qu'elle aperçu l'évènement de la journée⁴. Quelque chose qu'elle n'aurait bien évidemment pas pensé voir, qu'elle aurait détesté voir, qu'elle aurait hait voit... Et qu'elle avait sous les yeux. Deux agents de Circus en pleine discutions avec un policier habillé en civil⁵. Elle marqua un temps d'arrêt, eu un mouvement de recul, et maudit son manque de naturel en cet instant. Elle avait été trop surprise, et cela allait jouer contre elle. Un des agents (fille, jeune, cheveux bleu. Petite taille.) leva la tête, croisa son regard et fronça les sourcils. Elle recula immédiatement, disparaissant de la vu de ces gens. Viiite viiite vite, trouver quelque part où disparaître.

Les yeux plissé, elle inspecta les lieux. Rien ne s'attirait sa confiance. Pourquoi diable s'être aventurer en ces rues ? Elle ne les connaissait pas. Maudissant de nouveau cet abus de confiance qu'elle avait eu, elle remonta rapidement la rue, priant pour qu'il n'y ait personne derrière elle. Honte sur elle, pitoyable qu'elle était... Pourquoi n'avait-t-elle pas étudié un plan des lieux ? D'autant plus qu'un bruissement derrière elle lui fit craindre le pire. Elle tourna sur sa gauche, sa gauche encore, et sa droite... Et reprenant sa contenance, elle s'engouffra, avec une allure complètement naturelle dans la première boutique à sa gauche. Pitié qu'il n'y ait personne derrière elle.

Elle compris immédiatement qu'elle n'était pas dans une boutique ordinaire. Nul robe, nul meuble, fioriture ou décoration. Il n'y avait, sur les murs, que des tableaux d'affiché. Les gens les observaient avec un intérêt non-dissimulé. Ah, c'était une galerie d'art ? Elle aurait préféré une boutique, avec plusieurs étage, et des cabines d'essayage. Mais elle s'aventura en ces lieux plutôt que de retourner sur ses pas. Si Circus était derrière elle, elle les illusionnerait, comme elle le faisait si souvent. Et en attendant, elle calcula qu'il valait mieux qu'elle passe au moins cinq minute par tableau. Histoire de gagner un maximum de temps, afin qu'Ils désertent la rue.

Elle se lança donc dans cette exploration de la galerie, sans réellement prendre le temps d'apprécier, mais en jouant une comédie parfaitement bien interprétée. Elle n'avait même pas pris le temps de s'interroger sur l'artiste, et elle entendait en sourdine les commentaires pompeux des bons messieurs qui eux jugeaient ce qu'ils voyaient... Elle ne put s'empêcher de les trouver ridicule. Mais en y pensant, elle trouvait probablement presque toute la terre ridicule.

C'était ainsi enfoncé dans ces réflexions qu'elle se fit submerger par un de ces tableaux dont la beauté la choqua presque tout autant que ces agents de tantôt. Surprise par la maîtrise de l'art, l'innocence qui s'en dégageait... Elle fut étonné de restait contemplative devant cette œuvre⁶. D'habitude, ça n'était pas son genre.

¹:À prendre au sens propre, ses créations n'ont guère d'impact sur le sens du toucher
²:Ville choisi à l'aide de la formule magique, j'ai nommé Amstramgram !:0
³ : Votre Blanc plus Blanc avec Javel !
⁴: Ou ce qui, à cet instant, passait pour l'évènement de la journée.
⁵ : Quand on est Mielikki, on les repère à distance.
⁶ : Connaissant ses goûts (c'est Miel après tout), il faut s'attendre à quelque chose de très clair, très frais... Pas forcément de la neige, mais... C'est toi l'artiste, à toi de gérer xD (par contre je t'interdis de faire une grosse merde dans un champs avec une vache èwé)

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MessageSujet: Re: La Beauté est dans l'Œil de Celui qui la regarde.   Dim 18 Aoû - 1:25

Quoi que l'on puisse en dire ou penser, Karasna était une belle ville. Avec ses petites lanternes colorées, l'atmosphère était pleine de vie, elle nous faisait rêver pour mieux oublier l'abondance de crime qui y régnait... Oh, bien sûr, la prudence restait de mise, mais nous ne voyions plus seulement que cela. J'avais tout de même toujours trouvé étrange qu'il y ait tant de voleurs en cette région. Les policiers étaient présents tous comme les agents de Circus, mais il faut croire que la peur ne suffisait pas à faire taire cet instinct de survie, qui criait au plus profond des entrailles de chacun lorsque l'ombre de la mort se penchait sur notre tête. Tout moyen devenait alors bon pour que ce soit quelqu'un d'autre qui soit offert en offrande à la Faucheuse... C'était du moins ma théorie. Après tout, pourquoi me prendre la tête davantage, à la recherche d'une explication au moindre mystère de la vie à Karasna ? Ce n'est pas comme si mon opinion avait réellement une quelconque importance. Cela ne ferait que retirer leur beauté, pour la plupart, et ce n'était pas moi qui choisissait les lieux des expositions... Car nos pas sont toujours guidés par un but précis pour fréquenter ce genre de territoire, n'est-ce pas. 

Tant d'attente et de travail pour un simple jour. Tout cela pour quelques gouttes d'espoir de se faire remarquer par quelqu'un afin que sa carrière d'artiste fasse un bond en avant, aussi petit soit-il. Pour certains, c'était un cercle vicieux sans issue. Pour la plupart, cela devait simplement sembler un peu idiot, voir même ridicule... Seulement, cela ne l'était nullement. C'était une compétition impitoyable qui se jouait sur un fond créé par l'âme même des Hommes. Je jetai un nouveau coup d'œil à mon œuvre principale, ma pièce maîtresse. Pouvait-elle toucher un cœur solitaire ? Après tout, contrairement à d'autres, il n'y avait pas une explosion de couleurs sur mon tableau. C'était simplement un bateau fendant cet espace invisible entre mer et ciel. Un tableau pur et épuré, somme toute, à l'exception des traits plus foncés du bois. Haut en petits détails. Le seul rescapé d'une tempête, ce que l'on pouvait voir clairement aux morceaux brisés, réparés, remplacés. Il représentait des émotions poignantes, à condition de s'y arrêter un peu, tel que je le faisais en ce moment. Une minute. Il n'y avait pas la moindre silhouette dans le tableau, la dernière fois que j'y avais jeté un coup d'œil... Médusé par ce que des jaloux ou des admirateurs avaient pu faire subir à ma pauvre toile, je m'approchai et ce fut alors que j'observai que la personne se trouvait en vérité à l'extérieure de la peinture. Au moins, cela me rassurait quelque peu sur ma santé mentale...

« La vue semble vous plaire. » notais-je avec un sourire. 

Ce n'était pas que par complaisance, mais aussi par amusement, pour le simple fait que cette phrase pourrait m'être renvoyée. Un bonheur, éphémère peut-être, d'avoir pu croiser cette femme, la muse d'un hiver éternel. Tout bon artiste exposant ses œuvres se serait normalement jeté sur un potentiel acheteur pour négocier un prix. Moi... Ce n'était pas que je m'en fichais, il faut bien vivre après tout, mais disons que j'avais du mal à croire que quelqu'un pouvait garder de bons sentiments à l'égard d'une toile dépeinte par de vils mots. Et puis, l'art est subjectif. C'est une histoire de cœur, d'instincts. On aime, ou on n'aime pas... J'avais envie de faire un peu connaissance avec cette personne qui avait de l'œil, pour apprécier ce genre de toile. Peut-être lui ferais-je un bon prix, ou même un cadeau, si elle était vraiment intéressée. Sinon je n'insisterais pas... De toute façon, le chemin que curiosité pouvait ouvrir était parfois bien plus intéressant que quelques chiffres offerts sur un bout de papier. C'était la chance d'un voyage tout droit vers l'imaginaire qui m'était offerte, et je n'allais certainement pas la refuser. Le plus amusant dépendrait certainement de si elle devinerait ou non que j'étais l'artiste de ce tableau...
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