Karneval RPG

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 Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.

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MessageSujet: Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.   Ven 21 Juin - 3:33

Ne me regarde pas dans les yeux, Invité ♫
❝Monstre éclat de Lune, fleur éclat de sang.❞

    ■ Prénom:Mielikki
    ■ Nom:Lehtinen
    ■ Surnom(s:) Miel, the Doll ... ~
    ■ Âge:Fufufuh… on ne demande pas son âge à une demoiselle. Précisons qu'elle dépasse probablement tout ce que vous pourriez estimer, par contre.
    ■ Groupe:Vargas (parce que le rose, c’est classe). Mais attention, pas une de ces œuvres inachevée… Non non non, un travail fini et complet, presque entièrement réussi… Moi messieurs, mesdames, je tiens à vivre, et je tiens à ma vie plus qu’à mon âme. Que de toute façon m’a volée le diable. (À la différence des Vargas ordinaires, le développement de ses cellules est énormément ralenti… elle est donc figé dans une apparence bien plus jeune que son âge véritable. Elle n’a, de plus, pas subit de transformation physique, étant trop faible pour y résister. C’est psychiquement qu’elle est différente, les dons chez elle ont été développés à haut point… Elle reste une créature censée et intelligente, d’un type bien différent que ceux que traque Circus. Ce qui ne l’empêche pas de craindre pour sa peau si elle tombait entre leurs mains.)

    ■ Localisation(s:) Euh... Réfléchissons. Est-ce que ça serait malin de ma part de vous répondre ? ... Bravo, chou, la réponse est belle et bien non. On applaudit chaudement Invité
    ■ Arme(s) :En principe, les vargas pourraient être considéré comme des armes en eux-même, non ? Je vous laisse méditer là-dessus. … Quoique non. Je vais gentiment préciser que mon corps de poupée n’est pas puissant comme celui de mes confrères (yeewh, dire que je dois traiter ces monstres comme de la "famille"… répugnant.) et que, de ce fait… Il est du genre à se briser face à ce qu’eux-mêmes considère comme une pichenette.
    ■ Pouvoir(s) / Habilité(s:) Illusionniste aux pensées à peines tordues. En fait, il s’agit de sa capacité majeure (avec celle de tomber malade qu’importe la situation. Si si si, vous avez face à vous un spécimen qui possède le pouvoir de contracter une pneumonie à vingt degrés à l’ombre.), et elle la maîtrise à la quasi perfection. C’est à la fois une arme et un moyen de défense, la seule chose sur laquelle elle peut réellement compter… Et ce pourquoi personne ne pourra jamais totalement compter sur elle.

    ■ AVATAR:Feat : Lafrenze, Sound Horizon


Miroir Miroir...
❝Reflète donc l'Ombre de ma Psyché.❞


Description Physique
 
La Lune se reflète sur ta peau comme elle se reflète sur la neige, et ta chevelure brille de l’éclat de ses rayons. C’est bien joli, dit comme ça, vous ne trouvez pas ?
La peau blafarde d’un cadavre, les cheveux fin du même blanc qu’un linceul et les yeux sanglant, c’est tout de suite moins intéressant. Tout est une question de style, certains mots et certaines phrases sont plus jolies que d’autre, de même que certaines filles et certaines femmes présentent plus d’attrait que d’autre. Tentons donc de détaillez objectivement la demoiselle, afin d’éviter que certains d’entre vous la déifient ou la fuient. (J’introduis ici une parenthèse personnelle sur le mot Déifier : c’est la première fois que les cours de latin me servent !)
Mielikki est une albinos. Ses cheveux blancs, ses yeux rouges le confirment sans peine. Sa peau est d’une pâleur extrême, presque translucide, à croire qu’elle n’a jamais rencontré le soleil, pure telle une perle pour certain, livide telle une condamnée pour d’autre. Son corps, fin et délicat, lui confère un aspect de poupée renforcé par sa fragilité.
Les traits sont purs, innocent et enfantin, et troublant du fait de l’absence totale de couleur, excepté dans ces deux grands yeux rouge incendiaire et sanguinolents. Même la bouche semble plus bleutée que rose, et les joues ne rougissent que dans l’effort, tandis que les yeux sont encadrés par des cils blanc comme neige. Surgisse comme des phares ces rubis encastrés, qui fascinent et dégoûtent le citoyen ordinaire. Sensible à la lumière, ils sont bien souvent cachés sous des lunettes de soleils, qui offrent aussi l’avantage d’attirer moins de regard.
Généralement vêtu de blanc, elle affectionne cette couleur qui, non seulement pigmente sa peau comme sa chevelure, mais détourne aussi les rayons cruels du soleil et la soustrait un peu à sa chaleur étouffante. Petite nature, elle ne supporte pas les températures trop élevée, et bénit la neige et le froid plus que tout. D’ailleurs, si elle fait tâche en ville, elle est parfaitement camouflée dans les décors enneigés.

(Quand elle se sert de son pouvoir dans le but de créer une Œuvre, elle apparaît très souvent comme plus jeune que son âge actuel, soi dans les environs de la douzaine. Elle ne s’explique pas vraiment ce fait, mais il ne s’agit pas de quelque chose de volontaire, et elle modifie souvent son apparence pour reprendre celle actuelle. )


Description Mentale
À grandir pami les morts ont apprends à aimer la vie. Mielikki vénère celle-ci, et la respecte de son mieux. Ou du moins, elle respecte la sienne…
Elle a, avec le temps, développé un instinct de survie à tout épreuve, quoique elle soit facilement tenté de se mettre en position précaire. Silencieuse et craintive vis-à-vis les autres, elle se laisse facilement approcher, mais n’hésite pas à fuir tout aussi vite. C’est parce qu’elle sait que sa survie dépend d’eux qu’elle les tolère, mais si ils lui font peur, elle ne se laissera plus approcher. Doté d’un humour noir, d’un esprit cynique et moqueur, ainsi que d’une certaine autodérision, elle peut toutefois être une compagne agréable, bien qu’elle accorde difficilement sa confiance. Elle discute souvent les décisions prise par les autres, et a besoin de se convaincre du bien fondée de celles-ci.
Constamment sur la défensive, elle ne se détend pas facilement, et, sous un aspect parfois presque jovial, elle reste sérieuse en toute circonstance. Elle jauge les autres, évalue leur potentiel et la menace qu’ils représentent toute en discutant tranquillement en leurs compagnies. Elle s’alliera volontiers avec plus puissant qu’elle, si elle peut en tirer un avantage. Calculatrice ? Au possible. Intelligente aussi, désirant vivre plus ardemment que tout.
Elle respecte la vie d’autrui, quoique lui accordant moins d’importance que la sienne. Elle n’est pas une tueuse, et ne boit le sang des autres que par nécessité. Du fait que le développement de ses cellules est quasiment figé, elle en a moins besoin que les autres vargas. Mais en cas de blessure, ses cellules ont besoin de se renouveler, et elle doit consommer une énergie qu’elle ne peut pas obtenir autrement. Elle s’explique aussi sa fragilité par le fait qu’elle ne consomme pas régulièrement de ce breuvage, mais son instinct de survie ne l’a pas encore réduite à ça, prétend-t-elle. C’est surtout que le sang ravive des souvenirs qu’elle préférerait volontiers oublier, cheveux argent éparpillé trace de sang sur le plancher besoin de partir désir de fuir rire sadique et couteau enfoncé… Son propre reflet lui tire des frissons, et elle se crèverait volontiers les yeux si elle le pouvait…

Toutes les Histoires commencent pareilles
❝Neige sang et lune dans cette pathétique comédie tenteront d'offrir un semblant de majesté.

Histoire / Biographie
 
L’âme pour le Diable, le corps offert aux loups, et un fragment d’intégrité pour se réconforter.
Mielikki est née non-loin de Linor, où dans un endroit du genre. Elle ne se souvient que de la neige, qui parsème son enfance et illumine ses rêves. Deux taches de rouges sur du blanc, voilà son souvenir exacte, le plus puissant, le plus profond. Le rouge de deux bouches qui se rencontrent, le rouge sur les draps blancs, le rouge des vêtements, le rouge des framboises, le rouge des doigts quand souffle le vent froid, le rouge de deux yeux fixant leurs reflets dans le lac gelé, et le rouge dans sa main quand on tousse trop fort.
Elle ne se souvient plus de grand-chose. Son enfance a disparu dans l’avalanche de ses sentiments, de ses émotions… Elle ne sait plus pourquoi elle est partie. Pourquoi l’a-t-on emmené. Était-ce parce qu’elle était faible et malade, qu’on voulait la sauver ? Était-ce parce qu’elle allait mourir, qu’il y avait de l’argent à gagner ? Par amour ou par cupidité ? Mais de son enfance enneigée, il ne lui restait que des brides qui se dissipaient.

Le blanc de l’hôpital avait remplacé celui de la neige. Elle n’aurait su dire en quoi ils l’avaient transformé, elle ne pouvait même pas dire comment elle était. Elle n’aurait su situer un avant et un après, même si elle était persuadé qu’il y en avait un. Elle n’aurait pas su dire ce qu’on y faisait, dans cet hôpital où on la soignait. Elle savait que ça n’était pas correct. Que les enfants souffraient de traitements qui n’étaient pas autorisé. Qu’il ne s’agissait même pas réellement de traitement. Elle savait qu’il se passait des choses graves, des choses importantes, des choses qu’il ne faut pas oublier. Mais même en se concentrant, elle n’aurait su les situer. Sa vie, cette époque… Tout cela était perdu dans une tempête de neige, un flot de pensée qui disparait. Elle se souvenait des aiguilles et des vaccins qu’on lui faisait, mais sans plus savoir quelles étaient les substances qu’ils contenaient.
Sa vie de l’époque n’était pas si désagréable. Souvent sous perfusion, traité avec mille soin, soigné et cajolé (dans la mesure médicale du possible), elle avait souffert moins qu’à l’ordinaire. On la nourrissait convenablement, elle pouvait dormir à souhait, elle avait accès à l’éducation, apprenait à lire, écrire, ce qui n’était pas possible avant, là où elle vivait… Et puis, vers ses douze ans, ses souvenirs se clarifiaient.

Il y avait le vieux. Il jouait avec ses longs cheveux… Était-il déjà de cette couleur argentée ? Elle ne savait pas. Lui aussi lui injectait d’étrange produit, elle s’en souvenait… Il prenait des notes, faisait des tests, et semblaient enthousiaste quand il lui parlait. Il lui disait qu’elle était fragile, qu’on allait pas la modifier, pas trop, juste là où c’était sans danger… Qu’elle lui donnait un bon prétexte, qu’il avait toujours voulu essayer, mais n’avait jamais eu de cobaye qui convenait.

Était-ce à l’époque que ses dons s’étaient développé ?



♦♦♦



« Donne m’en… encore. »

Comme un soupir langoureux, assoiffé, elle tendait les lèvres vers ce breuvage inespéré. Elle n’aurait su dire d’où venait ce désir. Du plus profond de sa gorge, il la brûlait, la déchirait… Ses mains fébriles en coupe emprisonnaient cette boisson qui l’attirait. Remontant jusqu’à sa bouche, elle lapa le breuvage, sentant son corps se réchauffer comme jamais. Mais plutôt que d’apaiser sa soif, cela attisa sa faim. Et elle en voulait, en voulait, en voulait…

Et puis la main se posa sur son épaule. Une voix satisfaite lui dit que c’était assez. Elle leva les yeux. Son regard de bête croisa celui de la sagesse, et d’un coup cette faim si violente se trouva apaisé. Et même pire. Ses yeux brillants retrouvèrent le contact de la réalité, se posèrent sur ce liquide poisseux qui tachait ses mains. Réflexe immédiat, elle ne se retint pas de hurler. Ses yeux inspectèrent la scène, et elle vit la source, et ses hurlements s’intensifièrent. Les larmes se mirent à couler, et l’eau qu’elles charriaient, passant sur le visage, apparaissait comme rosée. Comprenant alors ce qui s’était passé, elle s’enfonça brusquement les doigts dans le fond de sa gorge, non-plus pour étouffer ses cris mais pour vomir ce qu’elle venait d’avaler.
Fuyant maladroitement ce qui venait de se passer, elle courut se réfugier dans sa chambre, croyant y trouver la paix. Mais ses yeux de sang croisèrent dans la glace ceux de son reflet.
Et elle sut qu’elle ne serait plus jamais en paix.



♦♦♦



C’était là son premier vrai souvenir. La suite, floue, n’avait guère d’importance. Elle n’aurait, aujourd’hui, pas su dire ce qui la choquait tant dans ce reflet. Les traces de sang sur son visage, oui, mais autre chose aussi… Et elle ne savait plus ce que c’était.
Mais lui faisait peur, terriblement peur. Ça lui tordait le ventre, lui brûlait la gorge, faisait trembler ses membres, et elle ne savait plus pourquoi. Et ses souvenirs disparaissait de nouveau, flou et embrouillé, jusqu'a ...



♦♦♦



« Donne ta main, Mielikki. Regardez. Regardez-là. Elle est belle, n'est-ce-pas ? Et elle est achevée. On ne peut pas faire plus. Mais... elle sera efficace. »

On lui avait sourit. Des sourires à faire peur, des sourires qui grattaient, qui faisaient trembler. Et on lui avait dit Viens. On avait pris sa main. On l'avait entraîné, et elle était parti sans un regard vers le passé.



♦♦♦



La suite, elle s'en souvenait. Mais comme une aveugle,les images fuyaient sous ses yeux. Elle se souvenait des sons, des contacts, des odeurs... Rien de visuel, mais ça ne l'empêchait pas de comprendre sans peine ce dans quoi elle avait travaillé. Ceux qui étaient avec elle tuait des gens, après leurs avoir soutiré des informations. Informations... mais quels informations ? Zapé, elle ne savait plus. Et elle... et elle et son don servait à la torture. Parce qu'il faut bien que quelqu'un les obtiennent, ces informations.



♦♦♦



« Alors, tu vas parler ? Ou... tu préfères passer entre ses mains ? »

Bruits de dent qui claquent. Sanglots.

« Bien. Doll, c'est à toi. »

Pas besoin de bouger. L'autre pleurt toujours. Pas besoin de pitié.
Et commence alors une torture mentale jusqu'aux confins de son âme, délivrant ses pires secrets, brûlant à vif son esprit blessé.



♦♦♦



« Dis. Pourquoi on m'appelle Doll ? »
« Tu es fragile comme de la porcelaine, c'est pour ça. »
« ... Menteur. »
« Parce que tu es aussi inexpressive qu'une poupée. Et qu'on te manipule tout comme. »
« ... Inexpressive ? »
« Oui, Miel. Et tu sais pourquoi ? »
« Non. »

La voix qui se rapproche. L'homme qui sussure. Voix sûave, dangereuse.

« Parce que ton corps est vide d'âme. Tu sais... tu te rapelle comment on te l'a prise, non? »
« ... »
« Avec Mère-Grand... (mouvement de brqs rqpide. Coup sec. Chaleur dans la main) Aïe ! Eh, Doll, tu n'aurais pas un peu plus de caractère que tu le prétends ? (mouillé sur les joues. Qui coule.) Il faut croire. »



♦♦♦



Qu'est-ce qu'elle avait fait, Mère-Grand, déjà ? Et... et qui étais-ce ?
Pourquoi avait-elle tant mal quand elle y pensait ?
La brûlure dans sa poitrine, à l'emplacement de son coeur.

Que s'était-t-il passé après ?



♦♦♦

Pour venir jusqu'ici, elle avait du demander de l'aide. Elle s'était enfuit, aussi. Elle leur avait dit qu'elle partait, ils lui avaient dit non, elle avait haussé les épaules et ne les avait pas prévenu de nouveau.
Elle avait parlé à des gens, sitôt qu'ils s'étaient habitué à son apparence particulière,  elle avait mangé ce qu'eux trouvaient normal, et qui surprenait ses papilles, choquant ses habitudes.Avait-t-elle jamais goûté au pain ? Ça ne lui rapellait rien. Elle avait parlé avec ces gens, leurs avait dit qu'elle cherchait à retrouver l'endroit où elle était née, mais qu'elle était parti si longtemps auparavant qu'elle ne savait plus où c'était. On lui avait dit qu'avec un nom comme le sien, elle devait venir du Nord. Alors elle avait pris une carte, l'avait étudié, encerclé la zone dont elle pensait être issu. Très large zone, mais tant pis. Le train s'arrêtait à Linor, elle devrait prendre d'autre voies pour remonter jusqu'à son passé.

Jusqu'à Mère-Grand.


Ce ne fut pas le froid qui la fit frissonner.


♦♦♦

Arrivé à Linor, elle s'était émerveillée. Neige et glace brillant sous la lune... Le murmure sous ses pas, le souffle sur ses bras... Elle riait, riait, criait sa joie. Pourquoi fallait-t-il qu'on ait soustrait de son enfance une chose si belle ? Elle pleurait comme jamais elle n'avait encore jamais pleuré. Quelque chose dans son corps qui se libérait, s'envolait.

Ensuite, ça avait été simple de rentrer à la maison. Elle avait juste eu a suivre son instinct. Les yeux fermé, ou presque, elle était arrivé dans un village, dans son village. Maison, chantonnait son coeur. Maison, elle le rêvait. Maison maison maison...

Quand elle avait demandé où vivait les Lehtinen, on lui avait répondu, indiqué une maison, et parlé au passé. Elle avait compris quand elle avait vu les lieux, abandonné, décrépi... Le temps avait fait de l'ouvrage ici. Elle avait passé la porte. Observé. N'avait pas compris. Elle avait passé la nuit dans cette maison. Le lendemain, elle s'était aventuré à l'extérieur, et posé de nouvelles questions. Les Lehtinen été mort trois hivers auparavant. Elle n'avait pas osé demander de quoi, avait vu le cimetière. Les dates aux tombes l'avait fait trembler. Était-t-elle si vieille ? Sa mère était-t-elle donc morte à un âge si... respectable ? C'était... Mais le miroir lui renvoyait un reflet jeune. Dans la quinzaine, peut-être.
Mais depuis combien de temps déjà le miroir se refletait-t-il ainsi ? Bah... Longtemps déjà. Longtemps que son reflet n'avait pas changé. Et ça n'était pas normal.

C'était en allant s'acheter à manger (pourquoi pas du pain, tient...) qu'elle avait obtenu des informations qu'elle n'aurait pas osé demander. Croisant le regard de la boulangère, elle avait vu celle-ci brusquement se retirer, les sourcils fronçés, les lèvres pincés. Elle lui avait dit de dégager, avait parlé du regard de sorcière, de la vieille, la vieille et sa cabane en ruine dans la forêt, la vieille aux yeux de sang, la vieille qui s'était lié au diable, la vieille qui, espérait-t-on, avait crevée.

Et Mielikki avait su qu'elle devait aller voir la vieille. Alors elle avait demandé le chemin, et, inquiéte et frémissante, elle l'avait emprunté. Il s'éloignait du village, serpentait dans la forêt... et tandit qu'elle le parcourait, des mémoires oubliés avaient remontés.

« Le panier en main, tenant la main de quelqu'un (qui? qui était quelqu'un ? qui qui qui ?) elle marchait sur le chemin. La neige montait jusqu'à ses genoux, et c'était le printemps, et il ne faisait plus vraiment froid. Et Quelqu'un parlait.Il parlait des deux chemins, pour aller chez Mère-Grand. Celui du sentier, et l'autre, le secret. Celui qu'on ne peut emprunter que si on le connaît, qui traverse la forêt. Hochant la tête, elle comprenait, toujours portant son petit panier. À manger pour Mère-Grand, qui ne peut retourner au village, pour une raison qu'elle ignorait. »

On disait de la vieille que son regard changeait en pierre. Que pour ce pouvoir, elle avait passé avec le Diable un pacte sordide, que c'était une sorcière, une femme aux ailes de corbeaux, qui croassait méchamment pour égarer les voyageurs.

Miel hésita. Le chemin, long, si long, très long, s'étendait sous ses pas, encadré par les arbres de la forêt. Une toux violente, et du sang sur sa main.

« Une toux violente et du sang sur sa main. La fillette, seule, toujours son panier bien serré, regarde vers la forêt. Deux yeux brillent dans le noir. La petite est tentée de reculer. Mais elle sait qui c'est. Alors elle attend, reste bien sur le sentier. Et Mère-Grand s'approche. Elle a de long cheveux blanc, et ces yeux, rouges comme le sang. Alors la petite lui fait un câlin. »

Ses pieds s'enfoncent dans la neige. Ses bras écartent les branches. Elle avance, à l'instinct, comme toujours.

« La petite est dans les bras de Mère-Grand. Toujours serré contre elle, le petit panier. Elle tousse, tousse encore, et se colle contre le corps chaud. »

Elle ne dérape pas sur la glace, ne tombe pas dans les trous, évite les pièges. Rapide, elle veut voir, veut savoir, et rejoindre la maison. Il le faut.

« Mère-Grand sourit, elle sourit toujours. Dans le panier, les petits pots s'entre-choquent, bruit de pillules, de petites billes secouées. »

Elle ne sait toujours pas où elle va, mais se doute que tout fini bien par mener quelque part. La nuit tombe, la neige brille, et elle avance, avance toujours.

« Et Mère-Grand la pose au sol, et elle voit, devant elle... »

... la maison, abandonné, décrépie...

« ... entretenue, bien arrangée... »

... inquiétante, inhospitalière....

« ... rassurante et acceuillante. »

Alors, elle ouvre la porte. Immédiatement, ses yeux se posent sur le capuchon rouge abandonné, celui qu'elle portait. Pourquoi était-t-il encore ici ? Elle l'ignorait. La poussière le couvrait, il semblait vieux, fatigué... La question du temps revint. Aurait-t-elle pu donner un nombre d'année ? Combien de temps passé prisonnière de cet hôpital, combien de temps à obéir aux ordres, à torture ?

« Alors, elle ouvre le panier. Immédiatement, ses yeux se posent sur les flacons, tout éparpillé. Des petites gellules, à l'intérieur... Colorées, jolies, mignonnes... elle tend la main pour en prendre, mais voilà Mère-Grand qui sourit, et secoue la tête. Toi tu n'en as pas besoin, ma chérie. Tu es déjà... parfaite. »

Parfaite ? Pourquoi parfaite ? Et comment, d'ailleurs ? Parfaite en quoi ? Le capuchon en main, tissu doux qui rapelle des souvenirs, qui apaise et... Elle le serre contre elle. Ça fait du bien.
Et sous le capuchon, abandonné-là, le panier. Et les flacons éparpillé sont vide, ou presque. Quelques gellules, toujours aussi belle, toujours aussi colorées, sur qui le temps n'a pas eu d'impact... Et elle ramasse une des gellules, la porte à sa bouche. Qu'est-ce-que c'est ?
Et elle l'analyse, comme le font les enfants, encore coincé au stade oral, et elle déduit.
C'est un mixe astucieux de cellules humaines et vargas, léger, très léger pour ce dernier.

« Mère-Grand avale ses précieux médicamment. Elle en prend un en soupirant, un peu d'extase on dirait, et un autre encore, et encore, et encore, encore, encore, encore encore encore encore. Et elle vide un flacon entier. Ses yeux rouges brillent comme le feu. Ses cheveux blanc, tellement clair, tellement brillant... Et comme le flacon est vide, Mère-Grand en prends un autre. Et un autre, et... et... Et elle renverse tout. L'enfant reste immobile. Pourquoi n'a-t-elle donc pas peur ? Elle devrait fuir. Face à elle, cette vieille femme aux yeux du diable, semblable à un loup enragé, qui, à genoux, qui palpe le sol pour récupérer ses petites pillules qui osent s'échapper... Et s'arrête au pied de l'enfant. Lève les yeux. Regard dément. Sourire qui l'est tout autant. Ça sera suffisant. »

Elle continue d'explorer la salle, nerveuse brusquement. Son instinct, si cher instinct, lui souffle de partir. Va-t'en, mieux vaut fuir, lui répète sa raison. Même elle est de cet avis. Mais la curiosité...
Sur la grande table, des taches sombres. Le sol aussi porte ces traces. Et sur les murs, des éclaboussures, que le temps à fait virer au brun sombre. Abandonné sur un meuble, des outils rouillés. Ciseau, scalpel. Docteur, s'il-vous-plaît. Et puis aussi le gros couteau. Comme celui qu'utilise le boucher.

« Mère-Grand qui l'a plaqué sur la table, et qui prends le couteau... Mère-Grand, toujours souriante, toujours démente... »

Et le couteau que regarde Mielikki. Le couteau rouillé. Le couteau rougit. Quand elle le prend, ses mains tremblent. Et une mèche de cheveux s'envole. Une mèche oublié.
Une mèche argentée.

Mais les cheveux de Mère-Grand, comme son cadavre, doivent s'être depuis longtemps décomposé, non ? Il faudrait... il faudrait que celle à qui ils appartiennent survivent au temps aussi bien qu'eux, non ?

« Et Mère-Grand lève le couteau. »

Et Mielikki lâche le couteau.

Et elle voudrait partir. Alors elle part, le plus vite possible. Elle court, court court court court court...  Toujours plus loin, et même si ses poumons la brûle, et même si son corps souffre, elle court. Et quand elle s'arrête, c'est le village, et de ses yeux ne glissent rien d'autre que de la neige.


♦♦♦


Elle était resté encore un peu dans ce village. Dans la maison, y dormir la nuit, s'y reposer... Parlant avec un homme, qui intrigué, lui avait demandé ses liens avec les Lehtinen, elle lui avait répondu qu'elle était la fille de Mielikki, qu'elle s'appelait Aune, qu'elle voulait retrouver ses racines. Surpris, il lui avait dit qu'il ignorait que les Lehtinen avait une fille. Celle qui a du partir jeune, à cause de sa santé... Ça n'était pas leur fils ? Elle lui avait juré que non, puis s'était précipité au registre des naissance. Et...

Juste des fils pour les Lehtinen.


♦♦♦


On ne voit plus rien. Mais on sent la chaleur, juste à côté. Un autre être, qui, à défaut d'être humain, n'en est pas trop éloigné.

« Dis-moi, Chess. »
« 'wep, Doll ? »
« C'est vrai que... tu peux modifier les mémoires ? »
« Uhuu. »
« Tu pourrais pas... modifier la mienne ? Créer des souvenirs... Changer ce que je crois être mon passé ? »
« Miel... Doll. C'est... Enfin c'est... Mais... Si je me fais prendre, ils vont me buter. »
« S'il-te-plaît, Chess. »

Soupir, respiration, silence... pendant longtemps, le silence.

« ... C'est... c'est bien parce qu'on a vécu ensemble ; et... et depuis le début, que je... Enfin, je le ferais. »
« Dis-moi... tu pourrais pas effacer tout ce qu'il y a de comprommetant, aussi ? Info, visage... Parce que je vais m'en aller. Je ne veux rien... aucun bagage trop lourd à porter... ou trop dangereux. »


Un autre souvenir qu'elle avait occulté. Les yeux brillants, dans le train, regardant flotter les dernier flocons avant de s'éloigner.

Et pour ce passé cousu entre pièce imaginaire et morceau de réalité, autant construire un futur suffisament beau pour se racheter ~




Un Tissu de Mensonge
❝Pauvre insecte, laisse donc ma toile te piéger.

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Pouvoirs / Capacités

 
Combattante dont les capacités rejoignent celle d’un escargot myope, Miel n’a même pas la chance d’être une bonne coureuse ou une habile acrobate, et son corps, fragile comme tout, n’a pour seul avantage que celui de pouvoir se faufiler dans des endroit étroit. Parce que le destin n’est jamais qu’un peu contre vous, elle ne peut même pas passer inaperçu dans une foule, sa pâleur éclatante (tant épidermique que capillaire)attire les regards que ses yeux sanglants font fuir. En somme, son enveloppe charnelle ne représente qu’inconvénient sur inconvénient, surtout qu’elle lui joue souvent des tours.  

Toutefois, outre ces problèmes physiques, Miel reste une adversaire de taille. Le premier avantage qu’elle peut prendre sur beaucoup de ses opposants est le fait qu’ils la sous-estiment volontiers, et le second, plus vicieux, ses capacités psychiques.

Après tout, on ne développe pas les Vargas pour en faire d’affectueuse peluche du genre Nyanperona, et même les jolies poupées de porcelaine peuvent se révéler dangereuse, sans même avoir besoin de se lever du fauteuil dans lequel elles se reposent.

Mielikki est donc une remarquable illusionniste, qui maîtrise son art sur différent niveau. Elle peut créer une illusion pour berner une foule, ou encore neutraliser un adversaire. Dans le cas de la foule, il s’agit d’une illusion jugée par elle très simple, souvent représentant un seul élément (tel qu’une personne, une créature, un objet…), et n’étant perceptible que par certain sens. De plus, elle oublie parfois certains aspects de ce qu’elle crée (tel que l’odeur, ou le bruit des pas…). Ces illusions n’ont pas de consistance, et peuvent donc être détecté sans trop de difficulté… à partir du moment où l’on se doute déjà qu’il s’agit d’illusion.
Sur un autre plan, elle peut créer des illusions individuelles, et, en fonction de leurs tailles, pourra créer simultanément plusieurs illusions pour différente personne, ou une Œuvre visant une seule victime. Les illusions individuelles sont plus dure à déceler pour ceux qui sont assaillit, tandis qu’au contraire, les autres n’en souffre pas. Ces illusions respectent tous les cadres sensoriels, et peuvent même porter à ceux qui les affrontent des coups et blessures sérieuses. Il s’agit toutefois d’illusion, et, de ce fait, la blessure disparaît en même temps que l’illusion. Malgré cela, la douleur reste, bien qu’il s’agisse d’une souffrance mentale. Souvent, ces illusions sont nourries par les fantasmes et les craintes de ceux qui les affrontent, ce qui permet à Miel de ne pas avoir à se concentrer pleinement sur elles, le cerveau des victimes étant une source bien plus fourni.

Enfin, les Œuvres. Il s’agit de ses créations les plus importantes. Elle n’y a jamais emprisonné qu’une personne, et ignore si elle aurait la capacité d’y enfermer plus de victime en cas de besoin. Quand elle les tisse, elle ne peut contrôler d’autre illusion, et elle bascule elle aussi dans cet univers qu’elle a créé. Mais détaillons ce qu’est une Œuvre. C’est une illusion qui ne s’arrête pas à une seule création. Elle coupe la victime du monde l’entourant, celui-ci est entièrement dépendant de l’esprit de la Créatrice. Il peut donc aussi bien s’agir d’un paysage réel que d’une création onirique total. Les lois physiques ordinaires ne s’appliquent plus, et la logique n’est plus maîtresse. Les coups qu’on y prend ont plus d’impact que ceux qu’un reçoit dans une illusion ordinaire, le cerveau les croyant parfaitement réel.
Miel crée généralement une Œuvre pour neutraliser un adversaire particulièrement dangereux, ou simplement pour discuter avec quelqu’un qui pourrait s’avérer nocif pour sa santé (plus prosaïquement, quelqu’un risquant de lui infliger de méchant coup du fait de son statut de Vargas.) Elle peut alors affronter quelqu’un sans être freiné par son corps si fragile, et tout en contrôlant parfaitement l’univers l’entourant. L’ennui, c’est qu’elle peut elle aussi y souffrir de coup douloureux, et que cet univers étant facilement influençable, toute personne ayant une volonté suffisante peut prendre un certain contrôle (jamais aussi puissant que le sien, toutefois.) Rare sont ceux qui peuvent briser une Œuvre d’eux-mêmes, mais Mielikki ne peut pas les faire durer trop longtemps (les lois du temps n’étant plus les mêmes, les Œuvres semblent durer bien plus longtemps pour les victimes qu’en réalité.)

User de son pouvoir ne lui mange pas trop d’énergie, et cela dépend principalement de la personne qu’elle veut duper. Si celle-ci à une faible volonté, la manipulation sera aisée. Mais face à un adversaire au potentiel mental plus élevé, c’est une véritable prouesse que de maintenir une Œuvre assez longtemps pour le neutraliser (ou pour discuter.)

Elle-même peut se laisser duper par son propre pouvoir, et il est fortement influencé par ses émotions, sans qu’elle en ait conscience. Ainsi, il pourrait se retourner contre elle, et lui infliger des visions un peu trop réelle qu’elle n’a jamais voulu créer. Ses dons sont particulièrement instable quand elle est malade, soit, en moyenne, à peu près en permanence.



I'M OVERBOOKED!
❝Wesh aziiii it's meee 8D .❞



    ✜ Pseudo: Honeyz :3
    ✜ Sexe: Poucinette
    ✜ Comment avez-vous connu le forum ?: Il est venu me voir un beau matin et m’a dit Enchanté, alors je l’ai suivi et je suis tombé dans un trou donc un mec louche m’a proposé un thé tout aussi louche (y)
    ✜ Le mot de passe:
     


Dernière édition par Mielikki Lehtinen le Mer 26 Juin - 10:45, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.   Ven 21 Juin - 8:15

    Coucou, bienvenue sur Karneval ♥
    Je vais m'occuper de ta fiche, qui est très très intéressante, je ne vais pas le cacher, j'aime beaucoup le style d'écriture et tu m'a assez frustrée lorsque j'ai vu que l'histoire était pas finie !!!!! *pleure* je voulais savoir la suite moi ! Surtout que tu pars en France et que...je suis française...D:

    Bref. Je n'égare du sujet. Je trouve que c'est une très bonne fiche, j'attendrais ton retour et la fin de l'histoire avec impatience, mais prends tout le temps qu'il te sera nécessaire ♥

    Courage et bonne vacances chez nous ! ~ ♦ ~
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MessageSujet: Re: Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.   Mar 25 Juin - 20:20


Voiiiilà !

En fait, je ne suis pas encore submergé par les 'tit couz', j'ai eu le temps de finir x3

* danse de la joie *
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MessageSujet: Re: Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.   Mer 26 Juin - 19:58

 




Félicitation tu es Validé.♪
J'adore ta fiche, le style d'écriture et tout. Pour moi c'est une excellente fiche et donc je te valide ♥


Tu peux dès maintenant :

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MessageSujet: Re: Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.   

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Mielikki ~ Deux taches de sang sur la neige.
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